Formation
Comment continuer à comprendre un monde toujours plus complexe et soumis à une accélération des changements ?
Les enjeux économiques, sociaux, politiques, technologiques, climatiques & éducatifs s'entrecroisent, les entreprises doivent continuellement s'adapter, et les travailleurs aussi. Relier les problématiques de l’entreprise aux transformations sociétales, politiques, démographiques & culturelles n'a jamais été aussi cruciale et pourtant rarement autant difficile.
Croiser les regards et les expertises s'avère essentiel pour acquérir des clés de compréhension nécessaires d'une société mouvante : dans cette logique, l’Anvie inaugure un nouveau cycle de rencontres en soirée, construit autour de chercheurs & chercheuses en sciences humaines & sociales issus de disciplines différentes. Chaque rencontre vise à mettre en discussion des travaux de recherche avec les questionnements concrets des cadres et des dirigeants. Chaque mois, une soirée sur la complexité en présence d'un chercheur/d'une chercheuse et la possibilité de former un véritable parcours modelé par les questionnements réels des organisations.
Permettant de prendre du recul sur les situations rencontrées dans l’exercice des responsabilités, elles offrent aussi l’occasion d’élargir ses perspectives en échangeant avec des pairs confrontés à des interrogations proches. L'Anvie propose donc une respiration intellectuelle mais ancrée, rare, utile pour comprendre les mutations en cours et leurs effets sur le travail comme sur l’entreprise. Le but est simple : éclairer la prise de décision et à mieux se projeter dans l’avenir des organisations et du travail.
Quelle boussole pour s’orienter dans un monde numérique devenu difficile à lire, où l’intelligence artificielle redéfinit les repères entre existence en ligne et hors ligne ? Cette rencontre abordera le numérique comme une nouvelle réalité qui recompose les cadres de la vie sociale et du travail en s’appuyant sur des imaginaires puissants portés par les grands acteurs du numérique. Nous interrogerons les effets de ces transformations sur la décision et la responsabilité ainsi que sur des notions anciennes telles que la confiance ou la réputation, afin de montrer pourquoi ces enjeux ne peuvent être compris à partir d’une approche strictement technologique.
Les entreprises affrontent des problèmes de plus en plus complexes et intriqués entre eux, au point qu’ils sont quasi impossibles à définir une fois pour toute et encore moins aisés à affronter ; cela vaut pour des questions sociales critiques comme la santé, avec la combinaison de problématiques de santé publique et de santé au travail.Cela vaut aussi pour des questions encore plus larges et critiques de restauration de leurs écosystèmes, de bifurcation de leurs modèles d’affaires, etc. L’incertitude et l’inconnu sont des caractéristiques centrales de ces nouveaux problèmes…Pendant longtemps, la bonne réponse de gestion était de traduire le problème en objectifs et de leur attribuer des indicateurs chiffrés. Ce qui ne se mesure pas n’existe pas, disait-on.
Et aujourd’hui ? Comment s’y prendre ? Que peut-on objectiver ? Comment ? avec des chiffres ou avec le développement d’une capacité collective à s’adapter ? Les limites de la « quantophrénie » sont abondamment documentées. Mais quelles sont les alternatives ? A partir de deux projets d’innovation ouverte consacrés à des défis sociétaux ayant migré à l’agenda stratégique des entreprises, quelques propositions en réponse à ces questions seront soumises à la discussion collective.
Que retenir de la COP30 de Belém dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et climatiques ? Bettina Laville proposera une lecture critique de cette conférence marquée par un multilatéralisme sous tension et des résultats contrastés. Les échanges mettront en perspective les avancées et les limites du « paquet de Belém » au regard des transformations du travail et des organisations, en interrogeant leurs implications pour les stratégies des entreprises, les modèles économiques, les droits sociaux et les conditions d’une transition juste.
Jean-Gabriel Ganascia est informaticien, philosophe et professeur émérite à Sorbonne Université. Spécialiste de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage machine, il travaille également sur l’éthique du numérique et la philosophie computationnelle. Il est EurAI Fellow, président du comité d’orientation du Cycle des Hautes Études de la Culture et membre du comité pilote de l’éthique du numérique du Comité consultatif national d’éthique.
Dominique Méda est sociologue et philosophe, professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine – PSL. Elle a été directrice d’études au Centre d’études de l’emploi et dirige depuis 2014 l’IRISSO, l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales. Référence française sur les questions du travail, ses travaux portent sur les politiques de l’emploi, la place du travail et les enjeux de la transition écologique.
Bettina Laville est conseillère d'Etat honoraire, présidente d'honneur du Comité 21 et vice-présidente de la Plateforme RSE. Elle est également présidente de l'Institut d'Etudes Avancées de Paris, membre de la Haute Autorité de l'Audit et vice-présidente de l’Anvie. Elle a été directrice de cabinet de Brice Lalonde, puis conseillère sur les questions d’environnement de Pierre Bérégovoy, ainsi que sur celles du développement durable et de l’aménagement du territoire de Lionel Jospin et du président de la République François Mitterrand. À ce titre, elle a contribué à la préparation des conférences internationales de Rio, Kyoto et Johannesburg.
Pascale Levet est professeure associée en gestion et ressources humaines à l’IAE Lyon et déléguée générale du Nouvel Institut. Son parcours se situe à l’interface entre recherche et entreprises, avec une expertise reconnue sur la performance sociale des organisations, les conditions de travail et les liens entre santé et travail, en particulier sur les enjeux de cancer et travail.
Paul-André Rosental est professeur des universités à Sciences Po, dont il est le directeur scientifique, et membre du Council of Advisors du réseau Population Europe. Historien et démographe, il a dirigé le Centre d’histoire de Sciences Po de 2022 à 2025, après avoir été directeur d’études à l’EHESS et chercheur associé à l’INED. Ses travaux portent sur la démographie, les politiques de population, la santé au travail et les inégalités sociales, en articulant étroitement histoire, travail, action publique & migrations.
Francesca Musiani est directrice de recherche au CNRS et directrice du Centre Internet et Société du CNRS. Sociologue des technologies, ses travaux portent sur la gouvernance de l’Internet, les infrastructures numériques et leurs effets politiques et organisationnels, dans une perspective interdisciplinaire croisant STS, droit et sciences de l’information. Elle s’intéresse également aux usages de l’intelligence artificielle dans l’action publique et aux formes contemporaines de régulation et de contrôle du numérique.
Samah Karaki est neuroscientifique franco-libanaise. Docteure en neurosciences, elle travaille sur les mécanismes cognitifs qui influencent nos jugements, nos croyances et nos prises de décision. Elle a fondé et dirige le Social Brain Institute (SBI), une association qui mobilise les sciences cognitives pour éclairer des enjeux sociaux et environnementaux contemporains. Ses travaux et interventions interrogent notamment les biais cognitifs, les usages sociaux des neurosciences et les récits de la performance, du mérite et de la réussite.
Pierre-Michel Menger est sociologue, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Sociologie du travail créateur. Ses travaux portent sur le travail en situation d’incertitude, les métiers de la création et de la science, ainsi que sur l’analyse des trajectoires professionnelles et de la valeur du travail. Il développe une approche pluridisciplinaire articulant enquêtes empiriques, analyses quantitatives et réflexion théorique sur le travail comme vecteur de réalisation de soi.
Ouvert aux cadres et dirigeants, ce cycle s’adresse à celles et ceux qui doivent composer avec la complexité croissante des transformations économiques, sociales, technologiques et environnementales. Il concerne les professionnels souhaitant élargir leurs grilles de lecture, prendre du recul sur leurs pratiques et mieux éclairer leurs décisions face aux mutations du travail et des organisations.
16h00 soit 2h par rencontre
Aucun.
Cette formation se déroulera dans Paris intra-muros. Le lieu de la formation vous sera communiqué lors de l'envoi des convocations. Les locaux sont accessibles aux personnes en situation de handicap.
Notre référent Handicap est disponible au 01 40 48 63 72 afin d’identifier avec vous les adaptations nécessaires à votre participation.
Pour tout renseignement complémentaire concernant cette formation, contactez Christelle Lamothe au 07 45 24 95 49
ou par mail : christelle.lamothe@anvie.fr